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Note importante: L'Égalitaire prendra relâche pour les trois prochain mois, car nous procéderons à une refonte complète du bulletin. Nous serons de retour en avril 2012.
EN DIRECT DU CQGL
ÉDITORIAL
Un placard LGB de luxe
COMMUNIQUÉS
Création d'une chaire de recherche sur l'homophobie
Le premier ministre annonce la création de la Chaire de recherche sur l'homophobie
LETTRES
Courriel du ministre de la Justice et procureur général du Canada au président du CQGL
ESPACE COMMUNAUTAIRE
DROITS
L'ONU publie son premier rapport sur les droits humains des LGBT
TRANSSEXUALITÉ
Questionnaire pour les (futurs) parents trans
Projet de recherche-intervention sur les personnes trans de plus de 55 ans
SANTÉ
Un gel microbicide rectal prouve une certaine efficacité
Hépatite C : De nouvelles molécules augmentent les chances de guérison
JEUNESSE
Recherche sur les parcours amoureux des jeunes
DOSSIERS SOCIOPOLITIQUES
DROITS ET LIBERTÉS
Itinérance : Elles n’en peuvent plus!
La Ligue des droits et libertés dénonce l’expulsion des indignés et des indignées
Réseau de veille en soutien au mouvement Occupons Montréal
Vie « virtuelle » du livre Noir Canada!
La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse plaide en faveur d'un meilleur accès à l'aide juridique
HABITATION
Hausses de loyer 2011 : Les propriétaires font fi de la Régie du logement
Vous pouvez refuser une reprise de logement
Le RCLALQ frappe aux portes des députés et députées pour demander un registre des loyers
POLITIQUE CANADIENNE
Le tsunami conservateur frappe les ONG canadiennes
Ras-le-bol du gouvernement Harper? Dites-le-lui!
BUDGET
Consultations pré-budgétaires biaisées
Crédit d'impôt pour solidarité : le dépôt direct obligatoire jugé discriminatoire
SANTÉ
Les personnes fréquentant ou travaillant dans les organismes communautaires en santé et services sociaux n’auront plus à craindre pour leur sécurité
COMMUNIQUÉS
Invitation au 3e Rendez-vous mensuel de la démocratie « Comment s’inspirer des modes de scrutin proportionnels utilisés à travers le monde »
Moteur de recherche sur les ressources jeunesse au Centre-du-Québec
La CRÉ de Montréal réélit Manon Barbe à la présidence et renouvelle ses instances
LES BRÈVES
La revue Urbania est à la recherche de couples de lesbiennes
Deux postes libres au c.a. de GLBT Québec
La Ligue doit déménager et recherche de nouveaux locaux
Journée de réflexion pour souligner la Journée internationale des migrants
La décriminalisation du travail du sexe sauve des vies!
Réveillon de Noël de l'ARC
ADA « Au delà de l'arc-en-ciel » vous invite à lutter contre l'homophobie et la transphobie
Consultations gratuites par des sexologues aÌ l’Hôpital général de Montréal


ÉDITORIAL
Un placard LGB de luxe
Par Steve Foster
Éditorial paru dans le magazine Fugues de décembre 2011
En octobre dernier, Jamie Hubley, 15 ans, s'est enlevé la vie, après avoir vécu sans relâche le harcèlement de la part de jeunes de son école. Par-delà la tristesse de la situation, sa mort a suscité de vives réactions. L’humoriste Rick Mercer, lors de son émission sur CBC, ainsi que Patrick Lagacé et Yves Boisvert, chroniqueurs à La Presse, sont allés de leurs commentaires sur la nécessité ou non du coming out des personnalités publiques.
La sortie fracassante de l’animateur Rick Mercer, personnalité publique gaie très aimée, a fait boule de neige. Il a été catégorique : « Si vous êtes gai, dites-le publiquement, car les jeunes homosexuels ont besoin de modèles pour qu'on n'ait plus à lire des nouvelles comme le suicide de Jamie. Vous ne pouvez plus être invisible, plus maintenant!»
Dans sa chronique du 29 octobre dernier, Patrick Lagacé, pour sa part, affirmait : «Le message subliminal, quand X reste dans le placard, est qu'être gai, c'est quelque chose qu'il faut cacher, quelque chose de honteux. Rien ne force X à “se dévoiler”, mais ces personnalités publiques qui restent dans le placard, en 2011, sont des alliés involontaires de ceux qui perpétuent la chasse, subtile ou pas, aux fifs et aux butchs». Son collègue Yves Boisvert s'est opposé à ses propos. «Il existe un droit de ne pas sortir du placard, pour un million de raisons. Parce qu'on a peur. Parce qu'on ne l'a pas dit à sa famille. Parce qu'on n'a juste pas le goût d'être un symbole», a-t-il rétorqué.
Pour ma part, je suis de ceux qui croient que les personnes homosexuelles et bisexuelles ne devraient plus être dans le placard, qu’elles soient publiques ou non. Il ne s’agit pas ici de faire des coming outs forcés. Je m’opposerai toujours à cette façon de faire, à moins, par exemple, que vous soyez un républicain homophobe qui se paye des escortes masculines! Il ne s’agit pas non plus de rendre coupables du suicide de jeunes LGBT celles et ceux qui sont dans leur garde-robe ni de leur demander de devenir des symboles, de faire le défilé ou de faire du militantisme… à chacun son métier! Il s’agit plutôt d’équité. Le fait de taire son homosexualité est une injustice envers celles et ceux qui ne peuvent pas avoir un « placard ». Parlez-en aux minorités visibles, aux handicapés et aux transsexuels en transition qui vivent la discrimination, le rejet et l’exclusion. Ils ne peuvent pas se cacher, même si, parfois, ils souhaiteraient avoir droit, eux aussi, à un placard douillet.
Au cours des 40 dernières années, nous avons revendiqué et demandé, avant même l’égalité juridique et sociale, à être respectés pour qui nous sommes. Je dis nous, mais je devrais plutôt parler des militants et des militantes qui ont revendiqué et qui revendiquent toujours une meilleure vie pour l’ensemble des personnes LGBT. Pour ce faire, ces hommes et ces femmes sont sortis du placard, malgré les conséquences souvent importantes sur leur vie. Grâce à eux, nous pouvons, aujourd’hui, nous marier et adopter des enfants. Bref, nous avons les mêmes avantages que les hétérosexuels, mais grâce à notre «placard», nous avons aussi le luxe de ne pas avoir à vivre les inconvénients liés à notre orientation sexuelle.
À ceux et celles qui seraient portés à dire que notre orientation sexuelle relève de la vie privée, je dirai ceci : l’orientation sexuelle est l’un des déterminants fondamentaux de notre identité, tout comme ce l’est pour les hétérosexuels. Ce qui relève de la vie privée, c’est notre intimité, non notre identité. Si les personnes hétérosexuelles peuvent parler librement de leur vie intime, alors nous devrions pouvoir en faire de même sans pour autant renier notre identité.
La question qui se pose maintenant est : pourquoi serions-nous les seuls à pouvoir nous cacher? Sommes-nous si démunis? Sommes-nous si spéciaux, pour mériter un traitement différent? Taire notre identité pour ne pas faire de peine à nos proches, pour ne pas perdre notre travail, pour ne pas avoir à être discriminés, c’est vivre dans la peur. Il me semble que nous valons mieux qu’une vie de placard.
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COMMUNIQUÉS
Création d'une chaire de recherche sur l'homophobie
Montréal, le lundi 21 novembre 2011 – Le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) se réjouit de l’annonce faite, aujourd’hui, par le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, de la création de la Chaire de recherche sur l’homophobie. Cette annonce témoigne, une fois de plus, de la réelle volonté du gouvernement de voir appliquer les recommandations du Plan d’action gouvernemental de lutte contre du l’homophobie 2011-2016 annoncé en mai dernier par le ministre de la justice et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie, M. Jean-Marc Fournier.
La mise sur pied de cette Chaire de recherche sur l’homophobie par l’Université du Québec à Montréal, est une première dans le monde francophone. Dédiée à l’étude des différents aspects et réalités de la vie des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres (LGBT), elle constitue une mesure fondamentale pour l’accroissement des connaissances relatives à la diversité sexuelle et des moyens de contrer l’homophobie plus efficacement.
« Cette Chaire contribuera à une meilleure reconnaissance des réalités des minorités sexuelles par l’approfondissement des connaissances à leur égard et la mobilisation des connaissances acquises dans l’élaboration, l’implantation et l’évaluation de programmes et de mesures de lutte contre l’homophobie », de déclarer Steve Foster, président-directeur général du CQGL.
De plus, à titre de partenaire communautaire LGBT officiel de la Chaire, le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) se réjouit de pouvoir contribuer avec le Bureau de lutte contre l’homophobie du ministère de la Justice, à la définition des grandes orientations de la Chaire, et ce, avec les différents partenaires et acteurs concernés par les problématiques spécifiques qu’abordera la Chaire.
Le CQGL profite de l’occasion pour féliciter Mme Line Chamberland, professeure au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal et sociologue de formation, pour sa nomination à titre de titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie ainsi que toute l’équipe de chercheures et chercheurs chevronnés provenant de diverses disciplines (sociologie, sexologie, psychologie, droit, travail social, anthropologie, santé publique, géographie, éducation physique).
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Lutte contre l'homophobie : Le premier ministre annonce la création de la Chaire de recherche sur l'homophobie
Québec, le 21 novembre 2011 — Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, est fier d’annoncer la création d’une chaire de recherche universitaire sur l’homophobie. Il s’agit d’une première du genre au Canada et dans la francophonie mondiale, et la seconde à naître en Amérique du Nord. Lors de cette annonce, le premier ministre était accompagné du ministre de la Justice, Procureur général et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie, M. Jean-Marc Fournier.
« Le Québec se démarque une fois de plus par son leadership et sa vision en matière d’ouverture aux minorités sexuelles. Nous pouvons être fiers de notre progrès. Notre situation est enviable dans le monde en termes d’inclusion », a soutenu M. Charest. C’est quelque 475 000 $ qui sont investis dans la mise en place de la chaire de recherche. La création de cette chaire s’inscrit dans les mesures du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie 2011-2016, lancé en mai dernier. Ce plan est l’une des seules initiatives de la sorte répertoriées dans le monde.
La Chaire de recherche sur l’homophobie sera accueillie par le Département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ce département joue un rôle majeur dans l’expansion et la visibilité du champ d’études des minorités sexuelles au Québec et au Canada, principalement autour de problématiques de recherche liant homophobie et santé. La titulaire de la chaire est Mme Line Chamberland, Ph. D., chercheuse et professeure au Département de sexologie.
« La Chaire de recherche sur l’homophobie, de même que toutes nos actions passées et futures, démontre clairement aux personnes qui se sentent prisonnières de l’homophobie qu’elles ne sont pas seules, et que le gouvernement du Québec met tout en œuvre pour les soutenir », a déclaré M. Charest.
Deux grandes thématiques seront abordées en priorité dans le cadre des recherches de la chaire, soit les conséquences de l’homophobie sur la santé physique, mentale et sexuelle, ainsi que le phénomène d’exclusion sociale des minorités sexuelles et les solutions pour l’enrayer.
La chaire est mise en place pour une période de cinq ans. À mi-terme, son équipe organisera un colloque scientifique d’envergure, auquel participeront des chercheurs venant du Canada et de l’étranger. « Leurs travaux auront assurément une portée nationale et internationale. Il y a fort à parier que ces recherches susciteront l’intérêt des scientifiques d’ici et d’ailleurs », a ajouté M. Fournier.
Rappelons que le Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie 2011-2016 résulte d’un engagement commun de 11 ministères et présente 60 mesures visant à soutenir les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres sur les plans social, communautaire et professionnel.
Au cours des 5 prochaines années, 7,1 millions de dollars additionnels seront investis, notamment pour l’augmentation de l’appui financier aux organismes de promotion et de défense des droits des personnes de minorités sexuelles, pour la tenue de campagnes médiatiques nationales de sensibilisation, pour la mise en place du Bureau de lutte contre l’homophobie et pour le développement des connaissances en matière de diversité sexuelle.
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LETTRES
Ci-bas vous trouverez la lettre originale que nous avons envoyée au Premier ministre Stephen Harper à laquelle c’est le ministre de la Justice, Rob Nicholson, qui répond ici.
Courriel du ministre de la Justice et procureur général du Canada au président du CQGL
Monsieur,
Le Cabinet du Premier ministre m’a fait parvenir une copie de votre correspondance et du document que vous y avez joint concernant la nécessité de protéger les personnes homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et transgenres contre la violence et la discrimination. Je trouve regrettable que cette réponse ne vous soit pas parvenue plus tôt.
J’aimerais vous assurer que le droit à l’égalité de tous les citoyens canadiens et leur sécurité demeurent une priorité du gouvernement du Canada.
À cet égard, il importe de noter que le Code criminel contient déjà des dispositions qui visent les crimes haineux commis à l’encontre des membres des communautés gaies et lesbiennes. En effet, le sous-alinéa 718.2(a)i) enjoint au tribunal de considérer comme circonstances aggravantes la perpétration d’une infraction lorsque celle-ci est motivée par des préjugés ou de la haine s’appuyant sur des facteurs tels que le sexe et l’orientation sexuelle. En outre, les articles 318 et 319 du Code criminel, qui portent sur la propagande haineuse, prévoient expressément l’orientation sexuelle dans la définition de « groupe identifiable ».
Toutefois, il serait peut-être utile que vous sachiez que, bien que le Parlement du Canada puisse légiférer en matière de droit pénal, l’administration de la justice dans une province, y compris les décisions quant aux mises en accusation et à la poursuite des violations visées par le Code criminel, incombe aux gouvernements provinciaux. Ainsi, à ce sujet et si ce n’est déjà fait, vous pouvez écrire au procureur général du Québec, M. Jean-Marc Fournier, de qui relève l’administration de la justice dans cette province. Vous pouvez le joindre à l’adresse suivante : ministre@justice.gouv.qc.ca.
J’apprécie le fait d’avoir été informé de vos commentaires et vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
L’honorable Rob Nicholson
Sécurité des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres
L’Honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Cabinet du Premier ministre
80, rue Wellington
Ottawa (Ontario) K1A 0A2
pm@pm.gc.ca
Monsieur le Premier ministre,
Le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) souhaite porter à votre attention sa très grande déception et son inquiétude à la suite des réponses fournies par votre leader parlementaire, M. Peter Van Loan, le 15 juin dernier, en réponse à deux députés de l’opposition qui questionnaient votre gouvernement sur les moyens que vous comptez prendre pour assurer la sécurité des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenre (LGBT) au sein de la société canadienne.
« Nous nous sommes engagés à faire respecter l’égalité de tous les canadiens, peut importe leur origine ou leur orientation et ça continuera à être notre politique », a répondu M. Van Loan après quelques moments d’hésitation.
Vous comprendrez sûrement qu’une réponse aussi vague n’a rien de très rassurant pour les gais et lesbiennes qui ont vu le nombre d’agression physique augmenter de 18% au cours des dernières années, comme le soulignait le député Dany Morin, lequel vous demandait quelles étaient les mesures concrètes qui seraient prises par votre gouvernement pour offrir un environnement plus sécuritaire aux membres de ces communautés.
Une telle réponse est encore moins rassurante pour les personnes transsexuelles et transgenres qui souhaitent être protégées légalement contre les crimes haineux envers elles et qui ont vu ce printemps la quasi-totalité des députés de votre parti s’opposer à l’adoption du projet de loi C-389, visant à inclure l’identité de genre comme motif de discrimination au sein de la Loi canadienne sur les droits de la personne, comme l’a rappelé le député Randall Garrison.
Alors que vous avez promis haut et fort, le soir de votre réélection le 2 mai dernier, d’être le premier ministre de tous les canadiens et de toutes les canadiennes, et qu’en plus vous avez fait de la sécurité, la loi et l’ordre une de vos priorités depuis votre arrivée au pouvoir en janvier 2006, nous souhaitons ici vous conscientiser au fait que d’assurer la sécurité de tous les canadiens et de toutes les canadiennes c’est d’abord et avant tout adopter des stratégies d’actions particulières vis-à-vis les populations plus à risque d’être victimes d’agression physique, ce qui est le cas des membres des communautés LGBT.
Comme vous le savez déjà les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenre contribuent largement au développement économique, social et culturel du Canada et qu’à titre de citoyens et citoyennes à part entière, elles estiment qu’il est du devoir du gouvernement de prendre des engagements clairs et poser des gestes précis visant à réduire les agressions physiques et les crimes haineux perpétrés envers elles. Sinon, les déclarations de votre gouvernement à propos de l’égalité de tous les canadiens et canadiennes resteront à nos yeux, que des vœux pieux.
En espérant que vous donnerez suite positivement à notre requête, et que vous saurez nous transmettre les engagements précis que vous comptez prendre envers nos communautés, veuillez recevoir, monsieur le Premier-ministre, nos salutations les plus respectueuses.
Steve Foster
President-directeur général
Conseil québécois des gais et lesbiennes
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DROITS
L'ONU publie son premier rapport sur les droits humains des LGBT
Le 15 décembre 2011 – Dans son premier rapport sur la situation des droits humains des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) appelle les gouvernements du monde entier à abroger toutes les lois discriminant les personnes à cause de leur orientation sexuelle et leur identité de genre ainsi qu'à garantir le respect de leurs droits fondamentaux.
« Dans toutes les régions du monde, les personnes font l'expérience de la violence et de la discrimination à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Dans de nombreux cas, la perception de l'homosexualité et des transgenres mettent ces personnes dans une position dangereuse », affirme le HCDH dans ce rapport publié jeudi et intitulé « Les lois et pratiques discriminatoires et les actes de violence contre les individus basés sur leur orientation sexuelle et l'identité de genre ».
Le rapport a été remis par le HCDH au Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
« Les violations comprennent l'assassinat, le viol et les attaques physiques, la torture, la détention arbitraire, le déni des droits d'assemblée, d'expression et d'information, et la discrimination dans l'emploi, la santé et l'éducation », poursuit le document.
En préambule, le HCDH rappelle l'inquiétude qu'avait déjà exprimée le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l' occasion de la Journée internationale des droits de l'homme en 2010.
« En tant qu'hommes et femmes de conscience, nous rejetons la discrimination en général, et en particulier la discrimination basée sur l'orientation sexuelle et l'identité liée au genre. Lorsqu'il existe une tension entre les attitudes culturelles et les droits de l'homme universels, les droits doivent l'emporter. Ensemble, nous souhaitons l'abrogation de lois qui criminalisent l'homosexualité, qui permettent la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre, et qui encouragent la violence ».
Le rapport fait état de cas d'assassinat de personnes homosexuelles et transgenres en Jamaïque, en Afrique du Sud mais également au Pays-Bas et en Suède. Le HCDH a recensé 76 pays qui ont toujours des lois utilisées pour criminaliser les personnes sur la base de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
« De telles lois, y compris les 'lois anti-sodomie', sont souvent des reliques de la législation coloniale. En général, elles interdisent soient certains types de pratiques sexuelles ou toute intimité ou pratique sexuelle entre personnes du même sexe », explique le rapport. L'homosexualité peut être sanctionnée par la peine de mort dans au moins cinq pays, rappelle les experts.
Le Haut commissariat aux droits de l'homme recommande également une série de mesures que les Etats Membres devraient prendre afin de mieux protéger ces personnes particulièrement vulnérables dans de nombreux de pays.
Les experts du HCDH plaident en faveur d'une « analyse globale des défis auxquels les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres sont confrontés et les personnes intersexuées devraient faire l'objet d'une étude plus approfondie ».
Ils recommandent aux Etats Membres « d'enquêter rapidement sur tout assassinat et grave incident de violence perpétrés contre les individus à cause de leur orientation sexuelle ou de l'identité de genre ou de sa perception ».
Le HCDH appelle aussi les pays « à ne pas renvoyer dans leur pays les personnes qui ont fui leur pays d'origine à cause de leur orientation sexuelle » et « à abroger les lois qui criminalisent les individus à cause de leur homosexualité ».
Les Etats Membres sont appelés à « combattre les discriminations sur le terrain de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre », notamment par le lancement de programmes de sensibilisation et de formation.
Les experts du Haut commissariat encouragent « à faciliter la reconnaissance du genre préféré des personnes transgenres et d'établir des arrangements afin de permettre la pertinence des documents d'identité ».
Le document exhorte les gouvernements « à garantir que les individus puissent jouir de la liberté d'expression, d'association et d'assemblée pacifique en sécurité sans discrimination liée à l'orientation sexuelle ».
Le HCDH note également que certains pays ont adopté des lois et des mesures positives dont l'objectif est de lutter contre la discrimination liée l'orientation sexuelle notamment l'Espagne, le Honduras, l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Allemagne ou encore l'Uruguay.
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TRANSSEXUALITÉ
Questionnaire pour les (futurs) parents trans
Je suis doctorante au département de psychologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) sous la direction des professeures Danielle Julien (psychologie) et Line Chamberland (sexologie). Je m'intéresse à l'expérience familiale des personnes trans (transsexuelles, transgenres) qui ont des enfants ou qui désirent en avoir.
Si vous vous auto-identifiez en tant que trans et que vous avez sous votre responsabilité complète ou partielle des enfants (peu importe l'âge de l'enfant ou le lien que vous avez avec celui-ci), ce questionnaire pourrait vous intéresser. Nous nous intéressons également aux personnes trans qui planifient avoir des enfants prochainement.
Si vous répondez aux critères ci-dessus, je vous invite à remplir le court questionnaire confidentiel à l'adresse suivante :
Version française : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=fr&pli=1&formkey=dFhXTG8xNDNqVFNYOFVoOHNyYU1DQkE6MQ#gid=0
Merci de faire circuler ce questionnaire dans vos réseaux respectifs!
Marie-Pier Petit, Doctorante en psychologie UQAM
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Projet de recherche-intervention sur les personnes trans de plus de 55 ans et leurs besoins en soins de santé et services sociaux
Nous vous invitons à prendre part à ce projet de recherche-intervention, portant sur les besoins et préoccupations des aînés et des aînées trans au Québec, notamment en termes de soins de santé et services sociaux. La recherche permettra de développer un programme d’intervention qui servira à améliorer les conditions de vie des personnes trans de 55 ans et plus. Les entrevues réalisées se feront dans la région de Montréal et celle de Sherbrooke et peuvent être faites en français ou en anglais, selon la préférence des personnes participantes.
Afin de nous aider à recruter des participantes, tant des personnes trans de 55 ans et plus que des intervenants ou intervenantes en services et soins de santé et en services sociaux qui leur offrent des services, nous vous prions de bien vouloir imprimer, distribuer, et afficher les affiches de recrutement ci-jointes. À noter qu’il y a quatre versions de ces documents, deux françaises (une pour personnes trans, une pour intervenants) et deux anglaises (une pour personnes trans, une pour intervenants).
Si vous connaissez des personnes trans qui pourraient correspondre à nos critères de sélections, veuillez consulter le document de consignes de recrutement ci-joint. Il est primordial d’approcher discrètement une personne dont on connait le statut transidentitaire et l’âge et de l’informer de l’étude. Les personnes doivent elles-mêmes communiquer avec nous et ce, de leur propre gré.
Pour plus d’information sur le projet, contactez au 514-987-3000, poste 1203 ou par courriel à recherche.aines.trans@gmail.com. Billy Hébert, Master's Candidate, Social and Cultural Anthropology, Department of Sociology and Anthropology, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada
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SANTÉ
Un gel microbicide rectal prouve une certaine efficacité
Nicolas Lavallée
Fugues
Un gel microbicide topique rectal, connu sous le nom de UC781, contenant un puissant médicament anti-VIH vient de prouver son efficacité à réduire considérablement l'infection. Appliqué sur des tissus rectaux exposés ensuite au VIH, le gel a permis une réduction non négligeable du risque d’infection. Cette étude réalisée par l’Université de Californie (UCLA) et publiée dans l’édition en ligne de novembre de la revue PLoS ONE, montre également – et c’est primordial – que ce gel est bien accepté par les utilisateurs.
Ce sont les premiers essais de phase 1 du UC781 un antirétroviral inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) en prévention du VIH par transmission rectale. C’est aussi une toute nouvelle approche pour obtenir des données sur le potentiel du médicament pour la prévention de l’infection, dans les conditions de la vie réelle lors de l'exposition sexuelle. Enfin, cette étude contribue au développement d’une stratégie de prévention de la transmission du VIH lors des rapports sexuels anaux.
Non seulement les rapports anaux « réceptifs » sont reconnus comme une voie importante de nouvelles infections à VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) mais plus de femmes que d’hommes ont des relations sexuelles anales. Le risque d'infection par le VIH, par rapport sexuel, est de 20 à 2.000 fois plus élevé en cas de sexe anal réceptif que de sexe vaginal réceptif et, a fortiori, en cas d'autres infections, comme l'herpès, la gonorrhée ou l’infection à chlamydia, précise l'auteur principal de l'étude, Le Dr Peter Anton, professeur de médecine à l’UCLA.
Jusqu'à présent, les essais cliniques de microbicides avaient porté sur la transmission par voie vaginale. Ces essais, ont d’ailleurs obtenu de bons résultats l'année dernière, après dix ans de déception. Dans cet essai, les chercheurs ont testé, sur 36 sujets masculins et féminins non infectés, une formulation du gel créée au départ pour un usage vaginal. Les chercheurs ont recueilli des échantillons de sang et de tissus rectaux, avant que les participants ne soient randomisés pour recevoir soit un placebo soit l’une des deux concentrations en UC781. L'équipe a recueilli de nouveaux échantillons 30 minutes plus tard pour l'analyse. Après deux à trois semaines, les participants ont repris la deuxième partie de l'essai en appliquant soit le gel soit le placebo une fois par jour pendant 7 jours « à la maison ».
Or la capacité du gel à réduire, de manière significative l’infection au VIH, est surprenante, explique Peter Anton, même si la phase 1 des essais cliniques porte principalement sur la sécurité. « Ces tests nous ont permis d'évaluer, de façon indirecte, si ce médicament et son mode d’application pourraient réduire la transmission du VIH. Les résultats sont impressionnants, nous constatons des preuves substantielles de réduction de suppression de transmission et cette approche reflète la volonté des participants, dédiés à ces premiers essais, de nous aider à évaluer le potentiel d'un médicament dès les premières étapes de son développement. »
Bien que le microbicide utilisé dans cet essai ait été formulé pour une utilisation vaginale, la même équipe de chercheurs a également développé un gel microbicide rectal spécifique, qui sera testé par un nouvel essai clinique en Janvier 2012.
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Hépatite C : De nouvelles molécules augmentent les chances de guérison
Chantal Cyr
Fugues
L'arrivée ces derniers mois, pour lutter contre l'hépatite C, d'un nouveau type de molécules, les anti-protéases, permet un véritable « bond » dans l'efficacité du traitement de la forme la plus fréquente de cette maladie en Europe, avec la perspective de meilleurs taux de guérison, soulignent des spécialistes.
Contrairement à l'hépatite B, il n'existe pas de vaccin contre le virus de l'hépatite C (VHC) qui se transmet essentiellement aujourd'hui par l'usage de drogues injectables.
Il s’agit d’une maladie lente, mais dont les risques augmentent avec le temps : une cirrhose apparaît dans les 20 à 30 années qui suivent la contamination chez 20 % des patients. Elle peut évoluer vers une insuffisance hépatique ou un cancer du foie. Au Canada, près de 1000 décès sont ainsi imputables au VHC.
Depuis plusieurs années, le traitement de l'hépatite C repose sur l'association de deux médicaments, les interférons (qui agissent sur le système immunitaire) et la ribavirine (un antiviral à large spectre), un traitement lourd, avec des effets secondaires importants (anémie, troubles de l'humeur...). Mais pour les patients infectés par un VHC de type 1, cette bithérapie ne permet une guérison que dans moins d'un cas sur deux.
La mise sur le marché de deux molécules nouvelles apporte de nouveaux espoirs aux patients atteints par un VHC de type 1. Ces deux médicaments (comprimés pour Incivo et gélules pour Victrelis), ne remplacent pas le traitement traditionnel, mais s'y ajoutent. Il s'agit d'antiviraux spécifiques au VHC, des anti-protéases qui agissent sur le cycle de multiplication du virus.
Cette tritéraphie (interféron + ribavirine + anti-protéase) permet « un gain vraiment important », avec un taux de guérison (pas de virus détectable dans le sang six mois après l'arrêt du traitement) d'environ 70 %. Chez des patients déjà traités sans succès par bithérapie, des essais cliniques ont montré qu'elle triplait quasiment le taux de guérison.
Si des effets secondaires supplémentaires sont signalés (éruptions cutanées pour Incivo, problèmes de goût pour Victrelis), la trithérapie permet une « réduction notable » de la durée totale du traitement (24 à 28 semaines contre 48 pour la bithérapie).
La trithérapie est utilisable pour les patients coinfectés par le VHC et le VIH (sida), en veillant aux problèmes d'interactions médicamenteuses.
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JEUNESSE
Recherche sur les parcours amoureux des jeunes
Le questionnaire du Parcours Amoureux des Jeunes est maintenant prêt et en ligne! Les jeunes LGBTQ (personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, bispirituelles, trans, queers et en questionnement) de l’ensemble du Québec peuvent maintenant y répondre! Nous sollicitons aujourd’hui votre collaboration afin de maximiser la visibilité de cette enquête. Nous vous demandons s’il est possible de diffuser à vos membres par le biais de vos réseaux (liste de courriels, page Facebook, etc.) l’invitation à participer à l’enquête. Cette brève invitation peut être transmise comme suit :
« Participez à la plus grande enquête jamais réalisée au Québec sur les relations amoureuses des jeunes LGBTQ de 14 à 18 ans! Pour information : www.facebook.com/pajlgbtq. Pour répondre au questionnaire et courir la chance de gagner des prix : http://web.echosondage.com/production/callweb.cgi?FR%3Auqam »
En nous aidant à diffuser l’enquête sur les Parcours Amoureux des Jeunes LGBTQ, vous contribuez à une meilleure connaissance du vécu des jeunes LGBTQ, un groupe encore souvent laissé de côté dans les études scientifiques. Aidez-nous à changer cette situation!
Information : Isabelle Bédard (bedard.isabelle@uqam.ca)
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DROITS ET LIBERTÉS
Itinérance : Elles n’en peuvent plus!
Montréal, 24 novembre 2011 – La situation de débordement des ressources pour femmes est devenue intolérable. Faute de place, des dizaines de femmes chaque jour sont condamnées à errer dans les rues, exposées à la violence et au froid. Cinq ressources pour femmes à Montréal unissent leur voix pour dénoncer le sort qu’on réserve aux plus vulnérables d’entre nous. Elles réclament l’instauration de solutions concrètes à long, moyen et court termes pour remédier à la situation.
La rue des Femmes, L’Auberge Madeleine, Chez Doris, Le Chaînon et les Maisons de l’Ancre ont décidé de lancer un cri d’alarme aux différents paliers de gouvernements : la situation critique de débordement des ressources pour femmes itinérantes ne peut plus durer. Depuis déjà plusieurs années, l’itinérance chez les femmes est en hausse constante et les situations vécues par celles-ci s’aggravent, notamment sur le plan de la santé mentale, de la violence et de la dépendance. Au refuge de jour Chez Doris, qui accueille une population en difficulté dont plusieurs femmes Inuit, le nombre de personnes a littéralement explosé : d’une cinquantaine de femmes par jour en 2010, le centre en reçoit désormais plus de 70. Le 15 novembre dernier, elles étaient 120 à frapper aux portes de l’organisme.
« Les listes d’attente sont si longues que les femmes désespèrent », dit Diane Fortin, directrice des Maisons de l’Ancre. L’Auberge Madeleine, qui offre de l’hébergement court et moyen terme aux femmes sans abri a du refuser, seulement depuis avril dernier, près de 4000 demandes de femmes, un record historique pour le moins préoccupant. « Je défie quiconque de dire à une femme dans le besoin qu’elle doit rester dans la rue parce qu’il n’y a pas de place!, s’exclame la directrice de cette ressource, Micheline Cyr. Les femmes comme les intervenantes ont le cœur brisé. » À ce sujet, Suzanne Bourret, de l’organisme La rue des Femmes ajoute : « Quand on dit non à une femme, pour faute de place, on sait que ce qu’il l’attend, c’est la dureté de la rue. Et la réalité de la rue c’est la peur, la violence, le viol. »
Plusieurs causes
Les causes expliquant la recrudescence sans précédent de l’itinérance chez les femmes sont multiples. On pointe généralement du doigt le maigre chèque de la sécurité du revenu, les impacts de la crise économique et la disparition des logements accessibles pour les femmes à faible revenu. Outre ces raisons plus structurelles, la violence conjugale continue de propulser les femmes à la rue ou dans des situations de grande vulnérabilité. « Si les causes sont profondes, les solutions doivent l’être aussi. On ne peut pas se contenter d’ajouter des lits d’urgence », soutient Dominique Blouin du Chaînon, un organisme qui vient en aide à plus de 1000 femmes par année.
Miser sur ce qui marche : consolider et développer les services
Les groupes de femmes réunis demandent à ce que des sommes soient investies pour consolider et développer les ressources qui viennent en aide aux femmes sans-abri et en difficulté. En bref, que les gouvernements encouragent les projets qui fonctionnent et qui ont fait leur preuves.
Les solutions sont claires :
- Augmenter de façon significative l’offre de logements sociaux avec soutien communautaire;
- Fournir davantage de places en hébergement court et moyen terme pour les femmes itinérantes ou à risque de le devenir;
- Offrir davantage de services en réinsertion sociale pour les femmes vulnérables;
- Accroître le nombre de places d’hébergement d’urgence.
Les ressources pour femmes réunies en ce 24 novembre 2011 espèrent que la population et les gouvernements comprendront l’urgence d’agir et de mettre en place des solutions qui n’interviennent pas seulement sur les effets de l’itinérance, mais également sur ses causes. Le sort inhumain réservé à ces femmes est inadmissible.
Source : Maude Ménard-Dunn, organisatrice communautaire, Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), 514-879-1949, maudemenarddunn@bellnet.ca
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« Occupons Montréal » : La Ligue des droits et libertés dénonce l’expulsion des indignés et des indignées
La Ligue des droits et libertés dénonce vigoureusement la décision des autorités de la Ville de Montréal d’expulser les indignés et indignées du Square Victoria. Cette décision politique porte atteinte à la liberté d’expression, au droit d’association et de manifestation pacifique. Elle choque d’autant plus que les indignés et indignées ont démontré depuis le début de leur occupation, une volonté de chercher différents aménagements afin de répondre aux exigences à chaque fois grandissantes de la Ville à l’égard de leurs installations.
Selon les informations recueillies ce matin sur place par la Ligue auprès des « occupants et occupantes » des lieux, des démarches se poursuivaient encore à ce moment-là auprès de la Ville de Montréal afin de tenter de négocier d’autres aménagements possibles. Les indignés et indignées exploraient en effet d’autres avenues et moyens d’expression et il apparaît encore plus inacceptable dans ce contexte que l’on mette ainsi abruptement fin à l’action des indignés et indignées.
Par ailleurs, en regard de l’opération policière de ce matin, alors que l’opération d’expulsion du Square Victoria était terminée, la Ligue estime que rien ne justifiait l’avis de dispersion servi aux personnes qui se trouvaient à l’extérieur du périmètre de leur intervention, ainsi que les manœuvres pour forcer leur dispersion. De plus, la Ligue a constaté que, durant toute la durée de l’opération policière, plusieurs agents en service ne portaient pas de marque d’identification ce qui est en contravention avec les principes énoncés par l’article 5 du Code de déontologie policière.
En regard des enjeux de société fondamentaux soulevés par le mouvement des indignés et indignées, la Ligue des droits et libertés juge irrecevables les raisons invoquées pour éteindre leurs voix. Ce mouvement international initié par les manifestants d’Espagne et de Wall Street lance un message politique qui devrait être préservé et non pas étouffé. La Ligue des droits et libertés tient à rappeler aux élus qu’ils ont le devoir de préserver la liberté d’expression, le droit d’association et de manifestation qui sont le fondement même de la démocratie. On ne peut limiter l’exercice de la liberté d'expression du seul fait qu'elle dérange, choque ou simplement parce qu'elle ne rencontre pas l’approbation ou les vues de certaines personnes ou de certains groupes.
Pour informations : Marie-Josée Béliveau, chargée des communications, Ligue des droits et libertés, 514-715-7727 (cellulaire) ou 514-849-7717, poste 424.
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Réseau de veille en soutien au mouvement Occupons Montréal
Sous le slogan « Nous sommes les 99 % », un peu partout sur la planète, des citoyens et des citoyennes protestent contre les iniquités sociales créées par le nouvel ordre économique mondial. Un mouvement international d’occupation pacifique d’endroits publics et symboliques s’est répandu dans plusieurs villes. Mais voilà qu’un peu partout, les autorités municipales commencent à démanteler ces campements et en chassent les habitants (Toronto, New York, etc.).
Malgré les apparences, Montréal pourrait bien emboîter le pas des évictions. Si une telle intervention était déclenchée à Montréal, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN voudrait rassembler le plus de monde possible au Square Victoria (où se trouve le campement) pour appuyer les indignés et indignées et pour faire comprendre pacifiquement au service de police de Montréal que nous désapprouvons leur action.
Si un tel besoin survient nous vous enverrons un nouveau courriel, vous invitant à vous présenter, si possible, sur le champ au Square Victoria.
Nous vous invitons aussi à transmettre ce même message sur vos réseaux sociaux. Une présence massive et rapide pourrait modifier ou retarder le démantèlement du camp des indignés et indignées qui pourront ainsi continuer de dénoncer les inégalités sociales.
Gaétan Châteauneuf Président du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN
Emmanuelle Proulx Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
CCMM-CSN 1601, avenue De Lorimier Montréal (Québec) H2K 4M5
Téléphone : 514-598-2012, Télécopieur : 514-598-2020, mmanuelle.proulx@csn.qc.ca
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Vie « virtuelle » du livre Noir Canada!
Comme vous le savez peut-être déjà, le mois dernier les Éditions Écosociété sont parvenues à une entente hors cour avec la compagnie minière canadienne Barrick Gold au sujet de la publication du livre Noir Canada. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, les Éditions Écosociété ont cessé la publication du livre Noir Canada.
Toutefois, grâce à tous ceux et celles qui le diffuseront, le livre pourra poursuivre sa vie « virtuelle ». Pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu et pour les autres qui voudraient le diffuser plus largement, nous vous le transmettons aujourd'hui. Vous pouvez télécharger une copie de l'ouvrage qu'une personne anonyme a numérisé à l'adresse suivante :
http://www.congoforum.be/upldocs/EBOOK%20FRan%C3%A7ais%20Noir%20Canada%20Pillage%20corruption%20et%20criminalit%C3%A9%20en%20Afrique%20Al_.pdf
Pour lire la lettre ouverte d’un collectif d’auteurs publiée le 19 octobre dans Le Devoir :
http://www.ledevoir.com/societe/justice/333939/poursuite-baillon-encore-une-fois-le-baillon-contre-noir-canada.
Non à la censure! Oui à la liberté d'expression!
L’équipe de la Ligue des droits et libertés
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La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse plaide en faveur d'un meilleur accès à l'aide juridique
MONTRÉAL, le 14 décembre 2011 - La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse estime qu'il faut majorer les seuils d'admissibilité au régime d'aide juridique en fonction du salaire minimum.
« Des seuils trop bas compromettent la capacité des personnes et des familles économiquement défavorisées et vulnérables de faire valoir leurs droits », a déclaré aujourd'hui le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, monsieur Gaétan Cousineau.
La Commission a ainsi fait écho aux revendications du Barreau du Québec et de nombreux organismes communautaires qui ont récemment demandé au gouvernement du Québec d'augmenter les seuils afin d'améliorer l'accès à l'aide juridique.
Si lors de sa création en 1973, le régime de l'aide juridique du Québec était parmi les meilleurs au monde, aujourd'hui une personne seule qui veut se prévaloir du volet gratuit de ce programme doit avoir un revenu annuel qui ne dépasse pas 13 007 $, soit environ 64,8% du salaire minimum.
« Dans ces circonstances, il ne fait pas de doute que des milliers de personnes et de familles qui vivent dans la pauvreté n'ont pas accès au volet gratuit de l'aide juridique », a précisé monsieur Cousineau. Ce dernier a rappelé que la Commission, tant dans sa planification stratégique 2010-2014 que dans sa déclaration sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, a plaidé en faveur de l'adoption de mesures concrètes pour venir en aide aux personnes vivant dans la précarité et la pauvreté.
Dans une déclaration en 2000, la Commission avait conclu que la pauvreté et les exclusions qui en découlent constituent le plus grave problème de droits et libertés que connaît le Québec d'aujourd'hui.
Dans sa planification stratégique elle a réitéré que « le contexte économique actuel contribue malheureusement à accentuer certaines inégalités sociales en fragilisant davantage certains groupes. Les principaux indicateurs relatifs au bien-être économique nous démontrent d'ailleurs fort bien que certains d'entre eux sont plus susceptibles de vivre en contexte de pauvreté, notamment les immigrants récents, les minorités racisées (particulièrement les communautés noires), les Autochtones, les personnes handicapées et les femmes chef de familles monoparentales. »
Monsieur Cousineau a aussi tenu à rappeler qu'à l'heure où nous assistons à une véritable crise des finances publiques, où l'État québécois est amené à rationaliser ses dépenses, il importe que les choix qui seront faits continuent à traduire les valeurs de solidarité et de respect de la personne qui ont animé le Québec depuis l'adoption de la Charte des droits et libertés de la personne.
C'est dans cet esprit, que la Commission invite le ministre de la Justice à se pencher sur la question de l'accessibilité à l'aide juridique et ce, très rapidement, afin que tous et toutes aient accès à la justice en toute égalité.
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HABITATION
Hausses de loyer 2011 : Les propriétaires font fi de la Régie du logement
Montréal et Québec, le 16 novembre 2011 – Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) dévoilait ce matin les résultats de sa compilation exclusive sur les hausses de loyer 2011. Pour une 3ième année consécutive, le RCLALQ constate que près de 9 locataires sur 10 reçoivent une hausse abusive de loyer. Afin de freiner ces abus, le RCLALQ revendique un contrôle universel et obligatoire des loyers.
Faits saillants de la collecte de données
Le RCLALQ a compilé 1324 demandes d'augmentation de loyer via les données reçues de 14 groupes logement. Parmi celles-ci, 88 % étaient non conformes aux barèmes de la Régie du logement. Globalement, le taux moyen des hausses abusives recensées s'élève à 4,5 %. D'après les taux d'ajustement de la Régie, les augmentations auraient dû varier en moyenne de 0,5 % à 2,7 %. Donc, pour l'ensemble des hausses abusives, les propriétaires ont demandé 26 $ d'augmentation par mois, alors que le calcul de la Régie du logement leur en aurait accordé 7 $, un trop perçu mensuel de 19 $, un montant de 228 $ de trop par année. Pour le RCLALQ, il est clair que les propriétaires ne prennent pas en compte les taux d'ajustement de la Régie.
Par ailleurs, il semble que les grands propriétaires soient les plus gourmands puisqu'ils ont surchargé leurs locataires d'environ 23 $ par mois. Le RCLALQ ne s'en étonne pas puisque ces derniers envoient généralement le même avis pour tous les logements de l'immeuble sans distinction entre ce qui a été réalisé dans un logement ou un autre.
Ni les réparations majeures, ni les taxes foncières n'expliquent ces écarts
Le RCLALQ rappelle que selon le formulaire de calcul de la Régie, les travaux majeurs et la variation de taxes peuvent faire fluctuer la hausse de loyer. Toutefois, les données de la compilation du RCLALQ révèlent que tel n'est pas le cas. D'abord, les propriétaires ont demandé des augmentations sans investir un sou dans les logements. « Nous constatons des hausses exorbitantes sans justification de travaux dans 83 % des logis de notre échantillon », s'indigne France Emond, porte-parole du RCLALQ.
Ensuite, si on restreint notre échantillon aux hausses abusives affichant une variation de taxes, mais sans réparation effectuée, on remarque que l'augmentation moyenne valide est de 7 $. Malgré tout les propriétaires ont demandé 23 $. Les locataires sont toujours floués de 16 $ en moyenne par mois. « Selon nos chiffres, ces locataires subissent une augmentation de loyer de plus de 200 % de la norme », dénonce Nicole Dionne du bureau d'animation et information logement de Québec (BAIL).
L'analyse du RCLALQ confirme ainsi que les propriétaires n'utilisent pas le formulaire de calcul de la Régie avant d'émettre leurs avis d'augmentation. « Sur quelles données objectives et selon quels barèmes se basent-ils pour décider du montant de l'augmentation? » se questionne madame Dionne du BAIL.
En matière de hausses de loyer, les propriétaires ont toujours le gros bout du bâton
Pour le RCLALQ, il est faux de croire que les parties peuvent négocier librement l'augmentation de loyer. La méconnaissance des droits, la pénurie de logement et la peur sont des éléments qui attestent de l'inégalité des parties. Comme le coût des loyers est l'obstacle principal à la réalisation du droit au logement, le RCLALQ plaide pour que ce rapport de force soit encadré par un règlement. « Seul un contrôle obligatoire et universel pourrait protéger les locataires des augmentations abusives », argumente France Emond, du RCLALQ.
S'adressant au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard, France Emond, porte-parole du RCLALQ, réclame des modifications à la loi de la Régie du logement afin de contraindre les propriétaires à se soumettre aux règlements sur les critères de fixation des loyers. « En cette période de forte spéculation immobilière, nous pressons le gouvernement d'intervenir car l'explosion du prix des loyers jette à la rue près de 30 000 ménages par année », plaide France Emond du RCLALQ.
Renseignements : à Montréal, France Emond, 514-781-2220; à Québec, Nicole Dionne, 418-523-8365
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Vous pouvez refuser une reprise de logement
D'ici le 31 décembre 2011, plusieurs locataires de l’arrondissement de Ville-Marie, dont le bail vient à échéance le 30 juin 2012, auront la désagréable surprise de recevoir un avis de reprise de logement. Dans un contexte de pénurie de logements à loyer abordable, le Comité logement Ville-Marie invite les locataires qui recevront un tel avis à faire preuve de prudence en exerçant leur droit de refus.
Les avantages de refuser une reprise de logement
Suite au refus du locataire, le propriétaire devra faire une demande à la Régie du logement et y prouver que la reprise n'est pas un prétexte pour atteindre d'autres fins. Dans certains cas, la Régie peut refuser la reprise. Le locataire pourra aussi y demander des conditions à la reprise et une indemnité pour les frais reliés à son déménagement éventuel.
Explosion des reprises de logement
Depuis près d’une décennie, un nombre très important de familles à Montréal ont été touchées par les reprises. La reprise de logement représente pour certains propriétaires un moyen de se débarrasser d'un locataire jugé « indésirable » ou qui paie un bas loyer.
Une exception au droit au maintien dans les lieux
Un locataire possède un droit personnel au maintien dans les lieux dans son logement. Il ne peut y être évincé que dans les cas prévus par la loi, dont la reprise. Par la reprise de logement, un propriétaire peut déloger un locataire pour se loger lui-même ou loger son père, sa mère, son fils, sa fille ou toutes autres personnes dont il est le principal soutien.
Pour ce faire, il doit faire parvenir au locataire un avis écrit dans les délais suivants :
- au moins six mois avant la fin du bail pour un bail de plus de six mois
- au moins un mois avant la fin du bail pour un bail de six mois ou moins;
- au moins six mois avant la reprise pour un bail à durée indéterminée.
Le locataire a un mois pour répondre à l'avis. S'il ne répond pas, il est réputé avoir refusé.
Pour Information et inscription à un atelier sur les reprises de logement : Comité logement Ville-Marie – 514-521-5992 – info@clvm.org. Heures d’accueil des locataires : du mardi au jeudi, de 13 h 30 à 16 h 30.
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Le RCLALQ frappe aux portes des députés et députées pour demander un registre des loyers
Montréal, le 29 novembre. 2011 – Plusieurs députés et députées du Parti libéral du Québec ont reçu ce matin la visite du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). Près de deux cent militants et militantes dans quatre régions du Québec ont dénoncé les hausses de loyer abusives de la dernière décennie et ont demandé un registre des loyers.
S'inspirant de l'actualité politique, les militants et militantes ont ironiquement collé des enveloppes brunes sur les bureaux des députés et députées en scandant « Pour vous sortir de la brume, est-ce qu'il vous faut des enveloppes brunes? » Selon France Emond, porte-parole du RCLALQ, il existe déjà une loi qui oblige les propriétaires à inscrire sur le bail le prix du loyer le plus bas payé dans les douze derniers mois. Elle constate que, dans la pratique, cette section du bail n'est jamais remplie. « On peut facilement connaître les coûts énergétiques du logement à louer, mais pas son vrai prix. Cela n'a aucun sens et, en plus, ça contrevient à la loi », s'est indigné François Roy, coordonnateur de logemen'occupe devant le bureau de la députée Maryse Gaudreault à Gatineau.
Hausses de loyers : des prix hors de contrôle
« Les locataires se font avoir, » a affirmé Nicole Dionne du Bureau d'animation et information logement du Québec métropolitain. Selon elle, les propriétaires profitent du départ de leurs locataires pour augmenter le prix de leur logement de 50 $, 100 $, 150 $, voire plus. Hausser les loyers lors de la relocation a un impact majeur sur le prix des logements, explique madame Dionne car plus de 70 % des locataires auront déménagé après une période de six ans. À Québec, le loyer moyen (2 chambres à coucher) a augmenté de 34 % dans la dernière décennie. Les militants et militantes du Bail s'étaient donné rendez-vous devant le bureau du ministre Sam Hamad.
Des locataires laissés à eux-mêmes
« Comme nouveau locataire, je peux intenter un recours à la Régie du logement pour faire réviser le prix du loyer, mais sans un registre de loyers, les locataires ne disposent pas de l'information nécessaire pour exercer ce recours », a déploré Diane Vermette, coordonnatrice du comité logement Trois-Rivières devant le bureau de la députée Danielle St-Amand. Le RCLALQ revient donc une fois de plus à la charge et exhorte le gouvernement d'instaurer un registre des loyers afin d'appliquer rigoureusement ses propres lois.
Les demandes des comités logement et associations de locataires de Québec
À Montréal, les militants et militantes se sont rassemblés devant le bureau du ministre Jean-Marc Fournier. France Emond porte-parole du RLCLAQ, a dénoncé les hausses abusives de loyer, 38 % d'augmentation dans la dernière décennie pour Montréal. Pour contrôler la dérive des loyers, le RCLALQ exige un registre des loyers. Ce registre, version moderne, serait facile à mettre en place. Il suffirait, selon le RCLALQ, d'extraire du rapport d'impôt des propriétaires les données sur le loyer pour en constituer un registre. Madame Emond confirme que c'est une solution simple, efficace et peu coûteuse. D'ailleurs le RCLALQ est toujours en attente d'une étude sur les coûts d'implantation d'un tel registre tel que demandé par le ministre responsable de l'habitation monsieur Laurent Lessard depuis l'automne 2010. Une demande réitérée en septembre 2011 par la Commission de l'aménagement du territoire.
Le RCLALQ rappelle que plus de 12 000 personnes, 300 groupes et 32 députés et députées appuient la revendication pour un registre des loyers. « Qu'attend le gouvernement pour agir? » de conclure madame Emond.
Renseignements : À Gatineau, François Roy, 613-277-6507. À Montréal, France Emond, 514-781-2220. À Québec, Nicole Dionne, 418-523-8365. À Trois-Rivières, Diane Vermette, 819-694-6976.
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POLITIQUE CANADIENNE
Le tsunami conservateur frappe les ONG canadiennes
Édith Drouin
Le journal des alternatives
Depuis déjà quelques années, le gouvernement Harper a pris une orientation claire en ce qui a trait au financement des organismes à but non-lucratifs (ONG). La première vague de coupures a touché des organismes qui défendaient des causes allant à l’encontre des valeurs conservatrices. Dans la mire du gouvernement ont été le mouvement pro-choix, les organismes soutenant ouvertement la Palestine et d’autres dénonçant l’exploitation des sables bitumineux. Ce qui se trame présentement sur la colline parlementaire est toutefois d’un tout autre ordre que la vague précédente. « On parle plutôt d’un tsunami, et les gens commencent tout juste à voir l’eau monter », présage Michel Lambert, le directeur d’Alternatives Montréal.
L’insécurité déjà présente au sein des ONG est une réalité d’autant plus grave pour les organismes de coopération internationale dont les ententes de financement arrivent ou sont arrivées à échéance. Leur demande de financement déposée depuis la fin août 2011, ceux-ci sont toujours en attente de réponse de l’Agence canadienne de développement internationale (ACDI). Cette situation est particulièrement inquiétante dans le contexte où les règles du jeu ont été changées par le nouveau processus d’appel d’offres lancé par l’ACDI en septembre 2010.
Alors que les organismes se conforment aux exigences de l’ACDI, celle-ci reste en dehors du jeu, silencieuse depuis déjà des mois au sujet du renouvellement du financement de nombreuses ONG de coopération internationale. « L’ACDI devrait elle-même se conformer à ses propres règles, c’est-à-dire, donner des réponses! », s’indigne Monsieur Gervais L’Heureux, directeur général de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI). « Le travail des fonctionnaires a été fait, il s’agit que la ministre l’annonce! » Les motifs du silence de la ministre Oda restent obscurs, bien que des motifs politiques soient soupçonnés.
D’autres connaissent déjà leur sort. C’est le cas du Conseil Canadien pour la Coopération internationale (CCCI), une coalition regroupant de nombreuses ONG œuvrant dans le domaine de la coopération internationale partout au Canada. « Le financement que l’ACDI accordait au CCCI depuis 40 ans a été éliminé complètement il y a un an et demi. Le CCCI fonctionne maintenant avec des moyens très réduits, et notre financement provient des contributions des membres et des dons provenant d’autres sources », explique Julia Sanchez, directrice du CCCI.
À travers toute cette agitation, le nouveau processus d’appel d’offres du gouvernement Harper est pointé du doigt. Celui-ci introduit une logique de marché qui ne cadre pas dans le domaine de la coopération. Les ONG ne sont plus des partenaires, ils sont des sous-traitants. L’ACDI s’inscrit clairement dans une optique de performance, de résultats, misant sur les « résultats attendus » et en espérant « mesurer les progrès réalisés ».
Cette orientation décourage les projets à long terme et met plutôt l’accent sur le court terme, qui peut se solder par de plus rapides résultats. Dans cette optique, il n’est pas surprenant que les conservateurs aient ouvert les portes du processus à de nouveaux acteurs tels que le grand public et le secteur privé.
La nouvelle approche ne s’est pas non plus traduite par la diminution du fardeau administratif espérée. « La simplification promise ne s’est pas produite et les délais administratifs deviennent monnaie courante. Le développement est compromis et le degré de frustration lié à ce processus est élevé chez plusieurs demandeurs », déplore Madame Sanchez.
Il existe également de nouvelles conditions d’admissibilité qui limitent grandement le progrès des organismes. Par exemple, explique Gervais L’Heureux, les organisations qui se présentent dans la catégorie demandant moins de deux millions en subventions, mais plus de cent mille dollars doivent verser au moins 25 % de leurs propres poches. « Cela signifie que si vous demandez cent mille dollars, vous devez fournir, en plus, vingt-cinq mille de vos fonds propres! Il faut donc avoir la capacité de premièrement dégager ces fonds. ».
En plus, 80 % des fonds qui sont alloués aux organismes doivent cadrer dans une des trois thématiques de l’ACDI, ce qui limite grandement la diversité des projets. L’obtention des fonds est aussi moins probable si les projets ne prennent pas place dans un des pays cibles listés par l’ACDI, même pour les projets qui étaient déjà en cours.
Les nouvelles mesures du gouvernement s’inscrivent dans une réorientation totale des objectifs de coopération internationale. « Le gouvernement met sa politique de développement au service de sa vision des choses », se désole Monsieur L’Heureux. Ce fait est visible à travers multiples décisions comme celle de se désengager du continent africain afin de prioriser des pays avec qui le Canada possède des ententes économiques et d’ensuite y retourner dans le but d’y soutenir l’économie de marché.
Cette situation s’est produite au Pérou alors que les ONG qui y œuvraient il y a quelque temps ont vu leur financement réduit à néant. Cela pour avoir tenté d’aider les Péruviens à défendre leurs droits face à certaines entreprises minières canadiennes. À l’heure actuelle, les organismes sont toutefois encouragés à retourner dans la région, le Pérou ayant désormais une entente économique avec le Canada.
« Ça n’a pas de sens que l’aide au développement se conjugue avec les occasions commerciales ou politiques. Il doit y avoir une distance entre les opérations économiques, commerciales, les affaires extérieures canadiennes et l’aide canadienne », dénonce le directeur de l’AQOCI.
L’AQOCI fait d’ailleurs de sa mission de rétablir son statut de partenaire, et non de sous-traitant, auprès de l’ACDI. Le directeur de l’Agence souligne que ce sont, autant que l’ACDI, les organismes de coopération internationale qui ont bâti la coopération au Canada et qu’ils méritent d’être traités en conséquence.
Enfin, les directeurs de l’ACDI et du CCCI rappellent tous deux que les premières victimes ne sont pas les organismes canadiens, mais bien les populations des pays où les projets sont en attente ou abolis. « Tout délai, réduction ou coupures importantes dans le financement des ONG canadiennes a un impact considérable sur la capacité de ces organisations à livrer des services aux populations pauvres et marginalisées dans les pays en développement et ultimement, ce sont ces gens qui en souffrent le plus », rappelle madame Sanchez.
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Ras-le-bol du gouvernement Harper? Dites-le-lui!
Alternatives
Six mois déjà que Stephen Harper a été élu majoritairement. Depuis, des personnes de partout s’indignent des politiques qu’il met en place. Avec raison! Destruction du registre des armes à feu, non-respect du bilinguisme dans la haute fonction publique, torpillage des accords internationaux sur l’environnement, accroissement du financement de l’armée… La liste pourrait se prolonger longtemps!
Alternatives a donc lancé le site indignez-vous.ca et vous invite à faire un contrepoids citoyen à la vision du monde que veut nous imposer le gouvernement Harper.
L’idée est simple : une pétition vivante, un endroit où tout un chacun peut s’adresser directement à Stephen Harper et lui dire, dans ses propres mots, ce qui le préoccupe, soit par vidéo soit par texte et photo. Cette tribune ouverte et démocratique vous appartient. Elle sera ensuite envoyée au gouvernement Harper et à tous les députés de la Chambre des communes.
Que ce soit pour s’indigner ou proposer des alternatives constructives, faites connaître votre opinion et joignez-vous à nous! Faites circuler cette pétition hors du commun à tout votre réseau.
Plus nous serons nombreux à adresser nos indignations et notre vision de la société au gouvernement Harper, meilleures seront nos chances de faire bouger les choses positivement à Ottawa.
Voir en ligne : www.indignez-vous.ca
P.S. : Les Zapartistes et Paul Cargnello sont porte-parole de la campagne!!!
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BUDGET
Consultations pré-budgétaires biaisées
Montréal, le 1er décembre 2011 – La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (1) dénonce le manque de transparence et d'ouverture du processus de consultation pré-budgétaire 2012-2013 du ministère des Finances du Québec. Alors que par le passé, une invitation large était faite pour donner la chance à tous de soumettre un mémoire et exposer ses vues pour la préparation du budget, cette année, il semble que le ministre Bachand ne daigne consulter que certains acteurs, selon des critères nébuleux.
En effet, aucun des documents officiels du ministère ne précise la date butoir pour déposer un mémoire. Quelques groupes seulement ont été invités à participer à la consultation, tandis que d'autres n'ont su que tardivement que leur mémoire devait être déposé hier. Il n'a pas été possible de savoir, non plus, selon quels critères les invitations ont été faites.
La Coalition demande au ministre des Finances de publier la liste des participants à la consultation ainsi que leurs mémoires, et d’expliquer pourquoi il n'entendra pas certains groupes. Elle demande également au ministère un avis sur les 17 solutions de rechange soumises par les membres de la Coalition pour augmenter les revenus de l'État pour répondre adéquatement aux besoins de la population sans avoir davantage recours à la privatisation et à la tarification des services publics
Pour information : Normand Gilbert au 514-845-6386, Elisabeth Gibeau au 514-521-6820
(1) Cette coalition, mis sur pied en 2010, regroupe plus de 140 organismes communautaires, groupes de femmes, associations étudiantes et syndicales. Pour plus d’information, visitez le site au http://www.nonauxhausses.org/
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Crédit d'impôt pour solidarité : le dépôt direct obligatoire jugé discriminatoire
Sara-Emmanuelle Duchesne
Radio-Canada
L'obligation qu'impose Revenu Québec de s'inscrire au dépôt direct afin d'obtenir un crédit d'impôt pour la solidarité est discriminatoire et porte atteinte au droit à l'égalité, selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
La Commission demande donc que la Loi sur les impôts soit modifiée de façon à ce qu'il n'y ait plus d'obligation de s'inscrire au dépôt direct en vue d'obtenir ce crédit. Elle ajoute que Revenu Québec devrait déployer sans délai une campagne d'information sur le crédit de solidarité en ciblant plus particulièrement toutes personnes susceptibles d'en bénéficier.
Dans un avis publié mercredi, la Commission explique que cette obligation porte atteinte à l'exercice en toute égalité des droits économiques et sociaux et au droit à la sauvegarde de la dignité des personnes. Il arrive que celles-ci, en raison de leur condition sociale, handicap ou origine ethnique et nationale, ne puissent ou ne veuillent s'ouvrir un compte bancaire.
Ainsi, on prive des milliers de personnes d'un bénéfice auquel elles ont droit, mais aussi dont elles ont grand besoin, selon le président de la Commission, Gaétan Cousineau. Le crédit d'impôt entré en vigueur le 1er juillet dernier regroupe désormais le crédit pour la taxe de vente du Québec, le remboursement d'impôts fonciers et le crédit d'impôt pour particulier habitant un village nordique.
Les ménages à faibles et moyens revenus y sont également admissibles et doivent s'inscrire au dépôt direct pour l'obtenir. Selon le ministère des Finances, il y aurait environ 10 % des prestataires de l'aide sociale, soit 50 000 personnes, qui ne détiennent pas de compte dans une banque ou une caisse populaire.
La Commission a constaté que même si la loi canadienne oblige les établissements bancaires à ouvrir un compte à toute personne qui en fait la demande, plusieurs refusent de le faire pour les assistés sociaux.
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SANTÉ
Les personnes fréquentant ou travaillant dans les organismes communautaires en santé et services sociaux n’auront plus à craindre pour leur sécurité
Montréal, le 6 décembre 2011 - La Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles (Table) est heureuse d’annoncer que les 2800 organismes communautaires recevant du financement du Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour leur mission, ne seront plus obligés de tenir annuellement une séance publique d’information pour répondre aux exigences de ce dernier.
Cette victoire, confirmée lors de l’adoption du projet de Loi 16, le 30 novembre dernier, est le résultat de plusieurs années d’efforts de la Table. Dès 1998, cette dernière demandait le retrait de la séance publique d’information de l’article 338 de la Loi sur les Services de Santé et les Services sociaux (LSSSS).
Si, à première vue, les termes « séance publique d’information » peuvent sembler bien anodins, la réalité était tout autre. Tenir une telle séance représentait un risque pour la sécurité et la dignité des personnes et compromettait le respect de la confidentialité des informations, parce qu’elle obligeait les organismes à inviter des personnes non membres. Elle pouvait mener des organismes communautaires à modifier leurs pratiques, notamment démocratiques et associatives.
Rappelons que les organismes communautaires du domaine de la santé et des services sociaux peuvent traiter de problématiques sensibles et accueillir des personnes marginalisées ou en détresse. « Imaginez le risque encouru par des personnes atteintes par le VIH-Sida, victimes de violence conjugale ou souffrant de problèmes de santé mentale, de faire l’objet de jugements de valeur, d’intimidation, de harcèlement et même de violences » souligne Céline Morin, présidente de la Table.
Les conseils d’administration des organismes communautaires doivent veiller au respect de la confidentialité ainsi qu’à la sécurité des personnes accueillies, tout comme de ses membres et des personnes qui y travaillent ou y font du bénévolat. « Tenter de concilier ces préoccupations à une exigence telle que celle d’organiser une séance publique d’information était chose impossible et même dangereuse pour de nombreux organismes ; cela représentait une source de stress chaque année, à l’approche du moment de faire la reddition de comptes » affirme Céline Morin.
Le retrait de la séance publique d’information contribuera au respect de l’autonomie des organismes communautaires et à celui des personnes qu’ils rejoignent. La Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles continuera de veiller aux intérêts des organismes communautaires et de la population qui y recourent.
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COMMUNIQUÉS
Comment s’inspirer des modes de scrutin proportionnels utilisés à travers le monde?
Le 15 décembre 2011, de 18 h 30 à 20 h 30, salle W-4210 du Pavillon Thérèse-Casgrain de l’UQAM, 455, boul. René-Lévesque Est, Montréal. Des personnes-ressources y feront la présentation de plusieurs modes de scrutin à finalité proportionnelle à travers le monde, dont celui du Chili, par José Del Pozo, professeur au département d'histoire UQAM, spécialiste de l'Amérique latine.
La rencontre permettra de mieux comprendre le fonctionnement des gouvernements de coalitions, de même que les effets du respect de la volonté populaire et du pluralisme politique sur des sociétés. Nous découvrirons que ce qui nous semble surprenant ici, est la norme ailleurs dans le monde, notamment en regard de la légitimité et de la force que représente un gouvernement de coalition comparativement à un gouvernement minoritaire ou faussement majoritaire, comme ce que nous connaissons actuellement au Québec, ainsi qu’au Canada.
À travers le monde, 119 pays utilisent un mode de scrutin classé dans la famille des modes de scrutin proportionnels (51 % de 235 pays). La famille des modes de scrutin majoritaires compte 92 pays (39 %) et 24 autres pays n’en ont aucun ou ne fournissent pas cette information (10 %).
Le mode de scrutin mixte compensatoire (7) fait partie de la famille des modes de scrutin proportionnels. Il est utilisé par l’Allemagne, la Bolivie, la Hongrie, le Lesotho, la Nouvelle-Zélande, le Venezuela et le Zanzibar. Ces pays utilisent donc des modes de scrutin mixtes compensatoires comparables à celui proposé par le Mouvement pour une démocratie nouvelle (Solution démocratique www.democratie-nouvelle.qc.ca/actions).
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les pays du Commonwealth n’utilisent pas tous le mode de scrutin Britannique (majoritaire uninominal à un tour). Ainsi, 15 des 54 pays du Commonwealth utilisent soit une formule proportionnelle de liste (9), un modèle mixte (4), le vote unique transférable (1) ou non transférable (1). Quant à ceux utilisant un modèle de la famille des modes de scrutin majoritaires, 28 utilisent le mode majoritaire uninominal à un tour et 9 un autre type de la famille majoritaire.
Le 15e jour de chaque mois, le MDN invite la population à discuter des différents enjeux démocratiques liés au mode de scrutin dans le cadre de ses Rendez-vous mensuels de la démocratie. Téléchargez le programme des Rendez-vous mensuels de la démocratie du MDN 2011-2012, le tract, et la présentation du 3e Rendez-vous, et annoncez votre présence sur http://www.facebook.com/DemocratieNouvelle?sk=events. C'est un rendez-vous.
« Saisissons l'occasion : signons la proposition d'un nouveau mode de scrutin » www.democratie-nouvelle.qc.ca/actions. SOLUTION DÉMOCRATIQUE est appuyée par plus de 650 personnes et organisations regroupant plus d'un million de personnes!
Le MDN est un mouvement citoyen non partisan qui s'emploie à ce que le Québec ait mode de scrutin à finalité proportionnelle, respectueux de la volonté populaire, permettant une représentation égale entre les femmes et les hommes, incarnant la diversité ethnoculturelle québécoise ainsi que le pluralisme politique, et attribuant une juste place aux régions. Il aide la population à revendiquer des résultats démocratiques. info@democratie-nouvelle.qc.ca, www.facebook.com/DemocratieNouvelle, Twitter @MDNInfo : http://twitter.com/#!/MDNinfo, Adresse postale : 1601 av. De Lorimier, Montréal (Québec) H2K 4M5.
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Moteur de recherche sur les ressources jeunesse au Centre-du-Queìbec
Le Forum jeunesse Centre-du-Queìbec, en collaboration avec l’agente de liaison d’Engagement jeunesse, travaille actuellement aÌ la mise aÌ jour du moteur de recherche comprenant les ressources d’aide disponibles pour les jeunes sur le territoire du Centre-du-Queìbec. Ce moteur de recherche est en ligne sur la Toile jeunesse Centre-du-Queìbec, un site Internet dédié aux jeunes de 12 aÌ 35 ans, parents et intervenants de la région.
Votre organisation fait partie des ressources disponibles sur la Toile jeunesse. Ce sont les renseignements qui s’y trouvent qui ont été utilisés pour créer le moteur de recherche. Afin de mieux servir la clientèle jeune de notre territoire, nous apprécierions grandement votre aide pour la vérification et la mise aÌ jour des informations concernant votre organisation.
Voici le lien ouÌ vous trouverez le moteur de recherche : http://toilejeunesse.com/client/recherche_ressource.asp
Pour information : Joëlle Jutras, agente de communication, Forum jeunesse Centre-du-Queìbec Teìl. : 819-478-1717, poste 225 Courriel : toilejeunesse@centre-du-quebec.qc.ca.
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La CRÉ de Montréal réélit Manon Barbe à la présidence et renouvelle ses instances
Montréal, le 15 novembre 2011 – La Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal est heureuse d’annoncer la nomination, à son conseil d’administration, de 39 représentantes et de représentants socioéconomiques des grands secteurs d’activité de la scène montréalaise. Elle a également le plaisir de présenter les membres de son comité exécutif élus le 14 novembre. Madame Manon Barbe, mairesse de l’arrondissement de LaSalle et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, a été réélue pour un troisième mandat à la présidence. Dix des membres en poste ont également vu leur mandat reconduit, alors que cinq étaient nommés pour une première fois. Sont élus au comité exécutif pour un mandat de deux ans :
- Manon Barbe, Présidente de la CRÉ de Montréal, Mairesse de l’arrondissement de LaSalle, Membre du comité exécutif de la Ville de Montréal
- Frantz Benjamin, Conseiller de ville de l’arrondissement de Villeray—Parc-Extension—Saint-Michel, Conseiller associé – Communautés d’origines diverses
- Gaétan Châteauneuf,
Président du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN
- Jane Cowell-Poitras, Conseillère de ville de l’arrondissement de Lachine, Conseillère associée – Développement social, Familles, Aînés
- Édith Cyr, Directrice générale de Bâtir son quartier
- Diane De Courcy, Présidente de la Commission scolaire de Montréal
- Mary Deros, Conseillère de ville de l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Membre du comité exécutif de la Ville de Montréal
- Richard Deschamps, Conseiller de ville de l’arrondissement de LaSalle, Vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal
- Christian G. Dubois, Conseiller de ville de l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro
- Steve Foster, Président-directeur général du Conseil québécois des gais et lesbiennes
- André Leclerc
Président de Gagné Leclerc Groupe conseil
- Ginette Marotte, Conseillère de ville de l’arrondissement de Verdun, Conseillère associée – Développement durable
- John W. Meaney, Maire de la Ville de Kirkland
- Francesco Miele, Conseiller de ville de l’arrondissement de Saint-Laurent
- Chantal Rouleau, Mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles
Avec ces nominations au comité exécutif, la CRÉ est fière d’atteindre les objectifs de parité dans les lieux décisionnels, prônés dans ses orientations régionales. De plus, la CRÉ a le plaisir de bénéficier de la participation d’une représentation de la députation de l’île de Montréal à l’Assemblée nationale. Siègent donc également au comité exécutif :
- Raymond Bachand, Ministre des Finances, Ministre du Revenu, Ministre responsable de la région de Montréal, Député de la circonscription d'Outremont
- Gerry Sklavounos, Député de la circonscription de Laurier-Dorion, Représentant du groupe gouvernemental
- Nicole Léger, Députée de la circonscription de Pointe-aux-Trembles, Représentante du groupe de l’opposition officielle
La Conférence régionale des élus de Montréal regroupe les leaders politiques et socioéconomiques de l’île de Montréal. Elle a pour mandat de favoriser le développement de son territoire par une approche concertée et d’agir comme interlocuteur privilégié du gouvernement en matière de développement régional.
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La revue Urbania est à la recherche de couples de lesbiennes
Le prochain numéro d'Urbania sera entièrement dédié aux lesbiennes.
Nous désirons mettre de l'avant, via un reportage photo, diverses générations de couples heureux de lesbiennes; vingtaine, trentaine, quarantaine, cinquantaine, etc.
Les couples sélectionnés devront se prêter à une séance de photos et répondre à quelques questions sur leur relation. Je ne peux pas encore confirmer le photographe, mais les images auront une direction artistique fidèle au style d'Urbania. La collaboration se fera sur une base volontaire et non rémunérée; le couple aura toutefois de bien belles photos de couple!
Lisa-Marie Veillette, Chargée de projet – Urbania, lisamarie@urbania.ca
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Deux postes libres au c.a. de GLBT Québec
GLBT Québec / Lutte à l'homophobie cherche des candidatures pour combler les deux postes d'administrateur/administratrice disponibles au sein de son conseil d'administration. Cette responsabilité implique une réunion de 2 heures par mois et une certaine participation aux activités. Nous cherchons des gens engagés contre l'homophobie et ayant de l'expérience/intérêt dans l'événementiel. Communiquez avec Olivier Poulin au 418-809-3383 ou à direction@glbtquebec.org.
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La Ligue doit déménager et recherche de nouveaux locaux
La Ligue des droits et libertés est à la recherche de nouveaux locaux où s’installer, probablement à partir du 30 mai 2012. Si vous connaissez des locaux qui se libèrent à Montréal d’ici cette date, n’hésitez pas à nous l’indiquer!
Nous cherchons idéalement un endroit où il est possible de côtoyer d’autres organismes et de partager avec eux des espaces communs. Plusieurs organismes présentement hébergés à la même adresse que nous doivent aussi se relocaliser et il serait envisageable de partir avec eux dépendamment des possibilités de locaux que nous trouverons. La Ligue cherche donc idéalement : soit un espace dans un édifice abritant déjà d’autres organismes, soit un espace de bureau assez grand pour recevoir plusieurs organismes à la fois.
Si vous connaissez de tels endroits, contactez-nous à info@liguedesdroits.ca.
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Journée de réflexion pour souligner la Journée internationale des migrants
« L’expansion des programmes temporaires de travail dans un contexte de mondialisation néolibérale : enjeux et perspectives »
Jeudi le 15 décembre 2011 au Centre justice et foi, 25 Jarry Ouest, Montréal, de 8 h 30 à 17 h
Objectifs de la journée :
- Approfondir notre compréhension de l’impact de la mondialisation dans l’expansion du travail temporaire;
- Définir les perspectives de l’action syndicale locale et internationale avec des représentants et représentantes et leaders syndicaux;
- Clarifier le rôle des différents acteurs dans le processus de migration temporaire, dont les agences de placement internationales et autres recruteurs.
Coût de la journée : 20 $ payable le jour même. Le dîner sera servi sur place. Veuillez confirmer votre présence avant le 5 décembre : journee.internationale.migrants@gmail.com
Événement organisé par le Front de défense des personnes non syndiquées avec la collaboration du Centre justice et foi, du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), du Centre international de solidarité ouvrière (CISO), du Centre des travailleuses et travailleurs immigrants, du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN et du REDTAC-(im)migration.
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La décriminalisation du travail du sexe sauve des vies!
Travailleuses, travailleurs du sexe et alliés, joignez vous à nous pour une action éclaire dans le Red Light de Montréal lors de la journée internationale pour mettre fin à la violence envers les travailleuses et travailleurs du sexe.
La criminalisation du travail du sexe fait en sorte que chaque jour, les travailleuses et travailleurs du sexe au Québec sont criminalisés, incarcérés et privés du droit à la protection contre la violence. Ajoutant à cette injustice, ce sont les femmes racisées et les femmes qui vivent ou travaillent sur la rue qui écopent le plus souvent de la violence qui résulte de cette répression. Malgré ce constat, le gouvernement Harper dépense des fortunes pour lutter contre la décriminalisation en cours arguant qu’il n’a pas le devoir de protéger la sécurité travailleuses du sexe.
Il est temps que cesse la criminalisation du travail du sexe et la violence qui en découle!!!
Coin St-Laurent et Ste-Catherine, samedi le 17 décembre 2011 à 10 h (du matin).
Apportez vos parapluies rouges et vos couleurs!
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Réveillon de Noël de l'ARC
Le président Raymond Bénard de l'Association des Aînés et Retraités de la Communauté (ARC), et son comité exécutif, vous font part de leur réveillon de Noël du 24 décembre prochain à 22 h. Le réveillon aura lieu à l’Association sportive et communautaire du Centre-sud, au rez-de-chaussée, 2093, rue de la Visitation, au nord de la rue Ontario; station Beaudry. Un buffet vous sera servi. Apportez votre boisson favorite.
Coût : 40 $ pour les membres et 45 $ pour les non membres. Vous devez réserver auprès de Lionel L. (450-651-6243) au plus tard le dimanche 4 décembre. Et vous lui remettez votre contribution par chèque libellé au nom de l’A.R.C. ou en argent. Remboursement refusé après le 15 décembre, mais vous pouvez trouver un remplaçant et en aviser le responsable. L’élément musical de la soirée sera assumé cette année par un disc-jockey.
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ADA « au delà de l'arc-en-ciel » vous invite à lutter contre l'homophobie, la transphobie
Le 17 décembre, station de métro Lasalle; de 11 h à 15 h. ADA toujours en lutte contre l'homophobie, la transphobie et tous les préjugés entourant la diversité sexuelle!!!
« Parce que la lutte contre l’homophobie la transphobie et tous les préjugés entourant la diversité sexuelle, nous appartient à tous et à toutes c’est un devoir de luter tous les jours. Et en tant que militants, nous avons le devoir de lutter. »
« Ensemble vers l’égalité sociale... Soyez bienvenus parmi nous. »
L’organisme communautaire Au delà de l’arc en ciel (ADA) vous invite à prendre part à la lutte contre l’homophobie au sein des communautés immigrantes et aider les nouveaux arrivants LGBT à s’intégrer.
Comment faire? Un samedi de chaque mois, nous nous rendons à la sortie d’une station de métro afin de distribuer de l’information pour sensibiliser la population à la lutte contre l'homophobie, à la réduction des préjugés et à promouvoir les différents organismes LGBT.
Tous les membres de nos communautés et organismes communautaires sont invités à se joindre à nous! Bien que la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie du 17 mai soit une journée phare dans ce combat, nous jugeons qu’il est important d’entreprendre des actions de lutte contre l’homophobie tout au long de l’année.
Dates et lieux des prochaines interventions :
Le 21 Janvier 2012 station de métro De la Savane; de 11 h à 15 h.
Le 18 février 2012 station de métro Radisson; de 11 h à 15 h.
Le 24 mars 2012 station de métro Iberville; de 11 h à 15 h.
Le 21 avril 2012 station de métro Place St-Henri; de 11 h à 15 h.
Le 17 mai 2012 station de métro Côte-des-Neiges; de 11 h à 15 h.
Le 16 juin 2012 station de métro Beaubien; de 11 h à 15 h.
Le 21 juillet 2012 station de métro Du Collège; de 11 h à 15 h.
Le18 août 2012 station de métro Jolicoeur; de 11 h à 15 h.
Le 22 septembre 2012 station de métro Villa Maria; de 11 h à 15 h.
Le 20 octobre 2012 station de métro Pie IX; de 11 h à 15 h.
Le 24 novembre 2012 station de métro Guy Concordia; de 11 h à 15 h.
Le 15 décembre 2012 Station de métro Montmorency; de 11 h à 15 h.
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Consultations gratuites par des sexologues aÌ l’Hôpital général de Montréal.
Vous recherchez de l’aide? Nous pouvons vous aider! Nous recherchons actuellement des couples qui ont des difficultés dans leur relation. Votre vie sexuelle est-elle source de conflit entre vous et votre partenaire? Avez-vous des difficultés sexuelles telle une dysfonction érectile, une difficulté aÌ atteindre l’orgasme ou un désir sexuel qui n’est pas compatible avec votre partenaire? Vous cherchez aÌ retrouver plus d’intimité sexuelle ou vous avez de la difficulté aÌ communiquer ensemble.
Les sexologues peuvent vous aider avec ces difficultés relationnelles. L'Hôpital général de Montreìal a présentement deux stagiaires de l'Université de Queìbec aÌ Montreìal (UQAM) qui font leur maîtrise pour devenir sexologue clinicien et psychothérapeute. La plupart des couples attendent trop longtemps avant de consulter un professionnel. Tirez avantage de cette grande occasion. Des consultations en français et en anglais sont disponibles. Appelez : 514-948-0550
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